09 mars 2007

Andy Warhol, biographie.

Wa

A Pittsburgh, où il est né en 1928, on connaît ce fils de modeste immigrés tchécoslovaques sous le nom d'Andrew Warhola. Mais c'est à New York, où il part bientôt travailler dans la publicité, qu'Andy Warhol s'impose au début des années 60 comme une figure éclatante du pop art américain.

En 1962, le recours à la sérigraphie pour transférer des images déja publiées sur la toile lui permet de mêler l'art et le commerce, la haute et la basse culture, de mettre à bas le culte de l'oeuvre unique pour reproduire en série des motifs empruntés aux bandes dessinées (Superman, Popeye), aux icônes populaires (Elvis, Liz Taylor), et à la publicité (Coca-Cola, soupes Campbell).

Parallèlement à cette entrée de la culture de masse dans l'espace de l'art, Warhol marquera sa fascination pour la mort avec les portraits de Marilyn Monroe, après sa disparition en août 1962, mais aussi avec les séries d'accidents de voitures ou de chaises éléctriques, dans des couleurs grises ou criardes.

"Tout ce que je fais, je le fais comme une machine" : en 1964, le prince du pop art crée la Factory dans un loft. Là, entouré d'assistants, de beaux garçons, sans cesse visité par une faune éléctrique et undeground, il s'adonne à la photographie, organise un prix de beauté, filme ses stars (Edie Sedgwick), enregistre sur bandes magnétiques les faits ordinaires du jour et abandonne bientôt la peinture, qu'il reprendra en 1972, au profit du cinéma : de longs films d'un ennui mortel (Sleep, 1963). A l'époque, les gens se demandent si Warhol fait de vrais films ou s'il les prend pour des imbéciles.

Il devient également le producteur des films de Paul Morissey, du Velvet Undeground & Nico.

En 1968, le coup de revolver tiré sur Warhol par la féministe Valerie Solanas, mais aussi le flicage de plus en plus serré exercé par le FBI auoutr de la Factory, soupçonnée d'accueillir une foule de dépravés et de toxicomanes, le départ puis les overdoses des stars (Edie Sedgwick, Jackie Curtis) instaurent un changement : Andy Warhol déménage son atelier meublé, sécurise la Factory qu'il transforme en une véritable entreprise de peintures officielles.

Après la radicalité du pop et la production underground, place au dernier Warhol, people, businessman. En effet, dans les années 80, il devient le portraitiste attitré de la haute bourgeoisie d'affaires (le patron de Fiat, Giovanni Agnelli), des célébrités (Mick Jagger, Yves Saint Laurent), des dirigeants politiques jusqu'au président des Etats Unis (Jimmy Carter), et même des dictateurs ou proches. Un éparpillement au service des riches et puissants qui ferait presque peur. Warhol est reçu en juin 1977 à la Maison Blanche.

A côté de cet art des affaires, il s'adonne aussi à une recherche picturale poussée : crânes morbides, papiers peints à l'effigie de Mao, toiles abstraites oxydées de sa propre urine, vision spectrale de soi qu'il expose peu avant sa mort en février 1987. Sur la fin de son règne, le roi du pop art est à la fois punk et disco, alternatif et mainstream, critique mais toujours superficiel, adoré par la jet-set mais dénigré par les avant-gardes qui critiquent sa peinture people et sa dérive médiatique. Une montagne de contradictions, une énigme irrésolue.

Posté par andywarhol à 18:22 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Andy Warhol, biographie.

Nouveau commentaire